Brèves

Collision tragique sur un passage à niveau

Brève
15/12/2017

Une collision entre un bus scolaire et un TER a eu lieu près de Millas, dans les Pyrénées Orientales. Le bilan provisoire est de quatre morts et de sept blessés dans un état grave.

Ces accidents aux passages à niveau sont trop fréquents et trop meurtriers. Selon la SNCF, il y a plus d’une centaine de collisions et une trentaine de morts par an.

La solution devrait aller de soi : supprimer ces passages à niveau, et les remplacer par des ponts, des tunnels. Tout cela, c’est évident, a un coût. Mais la sécurité des personnes n’est pas la priorité de la SNCF, qui vise une rentabilité financière maximum.

C'est le métier qui rentre

Brève
15/12/2017

Des élus de la majorité « La République en Marche » auraient, selon les médias, l'impression de ne servir à rien à l'Assemblée. Eux même le disent, en particulier ceux issus de la dite  « société civile » catégorie constituée essentiellement de patrons, de cadres d'entreprises de professions libérales. Première cause de malaise, ils se plaignent de travailler beaucoup plus pour gagner moins qu’auparavant, ce qui n'est pas dans leurs habitudes.

Et puis, confirme un cadre de LRM, ils se demandent "à quoi ça sert de siéger pendant des heures dans l'hémicycle ou en commission uniquement pour lever le bras", afin d’avaliser les  décisions de Macron et de son équipe. Pas mal vu !  

Etre godillot, c’est un vrai métier. Les vieux routiers de la politique qui ont rallié Macron pour sauver leur siège, eux, doivent se sentir bien dans leur peau. Et ils sauront apprendre aux novices comment tenir la route !

Birmanie : les meurtres de masse continuent

Brève
15/12/2017

Près de 700 000 Rohingyas, soit un peu plus de la moitié de cette minorité vivant en Birmanie, ont fui leur pays pour chercher refuge au Bangladesh. Une enquête de Médecins sans frontières indique qu’au moins 6 700 personnes, dont 730 enfants, et sans doute bien davantage, ont été tués en moins d’un mois sous les balles, les coups de l’armée birmane, auxquels s’ajoutent les viols et autres exactions graves. C’est à l’ombre de ces bourreaux que les actionnaires de Total, très présent dans les activités gazières en  Birmanie, prospèrent.

 

L’inégalité progresse ? Quelle surprise !

Brève
15/12/2017

Un volumineux «rapport sur les inégalités mondiales 2018 » rend compte de l'aggravation des inégalités dans le monde depuis les années 1980. Les 10% les plus riches détiennent 37% des richesses en Europe, 41% en Chine, 47% aux États-Unis. Dans ce pays, la part de revenus des 1% les plus riches, qui était de 10%; a  été multipliée par deux dans cette période. Les auteurs de cette enquête indiquent que cette évolution "pourrait conduire à toutes sortes de catastrophes politiques, économiques et sociales", et en appellent à une prise de conscience des gouvernements. Mais le chaos et la barbarie sont déjà le lot d’une partie de l’humanité. Dans cette économie capitaliste, comme le disait Engels il y a 150 ans, les États ne sont que le "conseil d’administration de la bourgeoisie".

Il reviendra aux travailleurs de construire leur propre pouvoir.

Le mastodonte Téva veut sabrer ses effectifs

Brève
15/12/2017

protestation le 14 décembre contre Teva en Israël

14 000: c’est le nombre d’emplois que le numéro un des médicaments génériques Téva compte supprimer dans le monde les deux prochaines années. Soit le quart de ses effectifs !

Il s’agirait, selon le groupe, d’éponger des dettes faites lorsque Téva a racheté le groupe Actavis Generics pour 40 milliards de dollars. Mais les travailleurs de Téva n’ont rien à voir avec ces dettes, et ce n’est pas à eux de les payer.

En Israël, pays d’origine de ce groupe, les travailleurs de Teva comptent faire grève : un exemple à suivre dans tous les sites de Téva du monde.

SNCF : encore des suppressions d’emplois par wagons entiers

Brève
14/12/2017

La SNCF prévoit 2 000 suppressions de postes pour 2018, qui viendront s’ajouter aux 2 000 suppressions de 2017 !

Ces économies de personnels et la recherche de la rentabilité se traduisent par la vétusté du réseau : voies non renouvelées, effectifs d’entretien sacrifiés, et tout cela entraîne des retards quotidiens et de multiples pannes géantes, comme celles qui ont paralysé la gare parisienne de Montparnasse ce mois-ci et l’été dernier. Des économies qui peuvent aussi avoir des conséquences tragiques, comme l’accident de Brétigny-sur-Orge en 2013, qui fit plusieurs morts et blessés graves.

Rien de cela n’arrête la direction de la SNCF. Le coup de frein ne peut venir que de ses travailleurs et des usagers.

Grigri patronal

Brève
14/12/2017

La Sécu des Côtes d’Armor compte offrir comme cadeau de Noël à ses salariés (volontaires) un «bracelet sans plainte». Chaque fois que le salarié est mécontent, il est invité à changer le bracelet de poignet et… hop fini le mécontentement, on recommence à zéro. Quant aux raisons qui peuvent faire que les travailleurs ne sont pas contents, comme leurs conditions de travail dégradées… pfft oubliées. Et la responsable des ressources humaines de dire sans vergogne : «L’objectif est de réussir pendant 21 jours consécutifs à ne pas se plaindre.»

Cela rappelle Marie-Antoinette, qui répondait au peuple qui réclamait du pain : « Qu’ils mangent de la brioche »… On sait comment ça a fini.

Remplacer un enfer par un autre

Brève
14/12/2017

Pour empêcher les migrants d’entrer en Europe, les gouvernements européens les bloquent dans des camps en Grèce. L’un d’eux, sur l’île de Lesbos, est particulièrement une prison à ciel ouvert dans laquelle vivent des femmes et des hommes avec l’angoisse d’être expulsés. Le Haut-Commissariat des Nations Unies, le HCR, voudrait que leur rapatriement sur le continent soit accéléré, mais il se heurte aux autorités européennes au prétexte que cela favoriserait l’arrivée de nouveaux migrants. Ecœurant !

Smic : coup de pouce ou coup bas ?

Brève
14/12/2017

Un comité d'experts a proposé au gouvernement de supprimer la revalorisation automatique du smic. Le Maire, ministre de l'Economie, qui doit se prononcer sur un éventuel «coup de pouce» au smic, a commencé par nier que cela soit dans ses intentions. Mais depuis, ses services ont nuancé ses dénégations, en proposant de supprimer un des deux mécanismes de hausse du smic : l'indexation sur la hausse des prix ou sur la hausse des salaires de base ouvriers et employés.

Le gouvernement compte bien aller dans le sens des prétendus experts, qui proposent de s'attaquer au salaire qui détermine un seuil minimum... loin d’ailleurs d’être toujours appliqué. Mais cette garantie de plus en plus dérisoire, de plus en plus minimum, c’est encore de trop pour le patronat.

Le gouvernement avance, pour l’instant, sur ce terrain avec prudence, par crainte des réactions que pourrait provoquer cette nouvelle mesure révoltante.

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